Quarante-cinq femmes et hommes immobiles sur la promenade des Anglais, à hauteur du Ruhl. Les bras tenant photos évocatrices, peluches, slogans. Eux ne parlent pas, mais une voix off énonce les souffrances des animaux.

Ces animaux qu’on transforme en cobayes dans les laboratoires pour tester médicaments, cosmétiques, produits nettoyants… et même des matières destinées à l’industrie automobile.

“Abolissons l’expérimentation animale… Oui à une science éthique… Il y a des alternatives sans tests sur les animaux…” Voilà en résumé les messages de One Voice, association internationale qui dénonce, depuis 1995, toutes formes d’exploitation animale.

Ce samedi, c’était la Journée mondiale de sensibilisation aux animaux de laboratoire. Donc, One Voice en a fait son mot d’ordre. Pas limité à Nice d’ailleurs: “Dix-sept villes françaises se mobilisent contre ces tortures infligées par l’expérimentation animale”, informe Corinne Bouvot, référente locale de l’association. De nombreux passants ont signé les pétitions.

2,2 millions de sacrifiés

One Voice a été l’auteur de la première libération légale d’animaux détenus par un laboratoire en 1996. Depuis sa création, elle a sauvé plusieurs dizaines de primates, chiens, chats et obtenu l’abandon d’expériences par des laboratoires. Elle s’est également opposée, avec succès, à plusieurs projets d’élevages de chiens et de singes pour l’expérimentation.

Mais l’association estime “qu’il y a encore beaucoup à faire avec près de 2,2 millions d’animaux torturés chaque année dans des laboratoires français.” Même si le côté absurde de l’histoire est que “les tests précliniques sur des animaux ont montré leurs limites: 90% des médicaments ainsi testés, s’avèrent inefficaces chez l’humain.”

Pour l’anecdote, le Mediator, mortel sur de nombreuses personnes, “avait été testé sur des rats et des chiens”. Le recours au modèle animal est parfois très très bête!

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