Se placer aux côtés de celles et ceux qui arrivent au bout du chemin. Écouter, sans juger, sans trop s’investir, aussi.

Être une oreille attentive, cet inconnu à qui il est, parfois, tellement plus aisé de dire ces peines, ces joies, à l’heure d’aborder l’ultime voyage.

Cette mission, paradoxale, lourde, complexe, mais salutaire et encore trop ignorée, c’est celle des bénévoles de l’association Jalmalv (Jusqu’à la mort accompagner la vie).

Jusqu’ici, deux entités se partageaient les rôles dans le département: Nice et Pays grassois. Depuis le 17 avril, elles ne font plus qu’une.

À la tête de la section de Grasse depuis 2014, Jean-Marie Schwertz en a pris la présidence. C’est lui qui devra coordonner les actions des 71 bénévoles.

Qu’est-ce qui a motivé la fusion des deux associations?

Nos amis niçois nous ont appelés au secours car ils avaient des problèmes de gérance. Depuis quelque temps, Martine Binda, présidente historique, cherchait à passer la main, mais il n’y avait personne pour lui succéder. Ils ont essayé une présidence collégiale, sans succès. Nous n’allions pas les laisser tomber. Puis historiquement, les bénévoles du pays grassois sont issues de l’association niçoise. Au départ, il n’y en avait qu’une. Comme de nombreuses personnes intervenaient à l’hôpital de Grasse, la création s’est imposée d’elle-même.

Des changements à venir?

Pour les bénévoles sur le terrain, ça ne change pas grand-chose. Les conventions établies avec les associations, hôpitaux et établissements restent valables. On a la chance d’être sollicité par beaucoup de nouveaux candidats [près d’une trentaine] pour épaissir les rangs. Une nouvelle formation [en huit modules, en présence de médecins et psychologues] va se tenir en mai, avec un groupe de douze personnes. La formation est longue mais on doit être sûr que les bénévoles sont clairs avec eux-mêmes, qu’ils ne traversent pas une période de fragilité.

La présence de Jean Leonetti comme président d’honneur?

C’est un grand plus, un soutien très important. Il est tout à fait en phase avec l’esprit de l’association. Nous serons, en quelque sorte, ces porte-parole sur le terrain. Il nous a, d’ailleurs, mis une salle à disposition à la maison des associations d’Antibes, qui sera le siège de Jalmalv Alpes-Maritimes.

Cette réunification vous permettra un meilleur maillage du département?

Sur Grasse, on avait commencé à s’étendre. Début 2021, nous avons signé une convention avec l’hôpital de Cannes et nous avons une réunion de “mise en route” le 20 mai pour des interventions dans un premier service. C’est un début. Nous avons aussi rencontré la direction de l’hôpital d’Antibes. La Fontonne dispose d’une unité de soins palliatifs très moderne, ce serait logique d’y assurer notre présence. Il y a déjà des liens avec des établissements niçois, à Valrose, Lacassagne… Nous espérons aussi de nouveaux bénévoles à l’est du département. Il se passait des choses à Menton, mais ça s’est arrêté après quelques années. Il va falloir remobiliser. On veut faire connaître nos valeurs, nos missions au plus grand nombre d’établissements.

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