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Plus d’une centaine de commerçants ont bénéficié de l’extension de leur terrasse. 129 au total, selon la mairie de Nice.

“Cette extension a été salvatrice. Elle nous a évité de perdre trop de clients l’an dernier, quand nous devions respecter des distances strictes entre les tables. Baissant de fait notre nombre de couverts”, détaille Christophe Souques, vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) de Nice.

Un (très) bon mois de juillet

Cette année, pour aider les commerçants et les restaurateurs, la Ville leur avait accordé l’exploitation des terrasses de façon gratuite, jusqu’à fin juin. “On a recommencé à payer début juillet. C’est là qu’on a demandé à bénéficier d’une extension gratuite”, rappelle Noël Ajoury, président de l’Umih de Nice.

Couplée à la piétonnisation de certaines rues, cette mesure veut dynamiser des zones généralement isolées. “Certains ont doublé, voire triplé leur capacité d’accueil, puisque la distanciation entre les tables n’est plus imposée”, souligne Christophe Souques.

Et celui d’août, plus compliqué

Le mois de juillet 2021 a donc été bon, pour les adhérents de l’Umih. “Parfois même plus que l’an dernier, voire égal à 2019. Alors qu’il n’y avait quasiment qu’une clientèle francophone”, soulignent les deux professionnels.

Puis arrive le 9 août, et l’instauration du pass sanitaire. “On a accusé une baisse d’activité à la mi-août. Mais c’est peut-être aussi dû au creux du 15 août et aux températures élevées”, hasarde Gregor, associé du Sixsa, rue Chauvain.

Un nouveau mode de calcul

Même constat du côté de l’Umih, qui constate que 30% de la clientèle azuréenne n’en n’était qu’à sa première injection de vaccin, début août. “On a observé un trou d’air d’une quinzaine de jours, dans les chiffres d’affaires”, illustre Christophe Souques, “début septembre, on déclarera l’activité d’août au fonds de solidarité. On pourra alors comparer avec 2019 et avoir une carte précise de l’activité économique du tourisme”.

Le fonds de solidarité est d’ailleurs prolongé jusqu’à fin septembre. En octobre, c’est un nouveau mode de calcul qui devrait être appliqué. “Au lieu de compenser 80% de la perte du chiffre d’affaires, le Gouvernement indemnisera 90% de la perte nette du fonctionnement de l’entreprise”, explique le vice-président de l’Umih de Nice. Qui s’inquiète, car les entreprises en difficulté traîneront donc toujours 10% de dettes.

Et cette rentrée ?

« On ne sait pas encore ce qu’on va faire comme chiffre d’affaires en octobre, mais on sait combien on va payer », pose Christophe Souques. Sur la Côte d’Azur, les restaurateurs font leur beurre jusqu’à la mi-octobre. Pour amorcer l’hiver, plus difficile.

Remboursement des premiers PGE

En septembre, ce sont généralement les touristes sans enfants qui foulent le sol azuréen. « Des gens qui sortent et qui ont plutôt des moyens », explique le vice-président de l’Umih. Mais, avec le flou induit par la crise sanitaire, le syndicat craint que les professionnels n’engrangent pas assez d’argent pour l’hiver. D’autant que certains pays ont placé le sud est de la France comme zone à risque.

« Et, au premier trimestre 2022, on va devoir rembourser les premiers prêts garantis par l’État. On demande d’ailleurs à rallonger la période de remboursement sur dix ans », rappelle-t-il.

Selon les deux restaurateurs, une réunion est prévue en novembre avec le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, pour discuter de ce sujet.

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