Eric Briones, Directeur de publication du Journal du Luxe, revient sur la nouvelle campagne Gucci Beloved.

gucci beloved

Oubliez les campagnes sacs en mode « Grosse Bertha » qui vous hurlent au visage leur statut d’icône. Avec cette nouvelle initiative signée Gucci, nous voilà face à un ovni, subtil piédestal pour les it-bags emblématiques de la maison : GG Marmont, Gucci Horsebit 1955, Jackie 1961…

La star des talk shows James Corden reçoit ici cinq stars dans son nouveau programme, le Beloved Gucci Show. Mais rien ne se passe comme prévu : guest tantôt obnubilé par les applaudissements du public ou en mode parano, n’arrivant pas à accéder au plateau… Corben vit un cauchemar éveillé, aux limites du fantastique.


Et si le sac donne l’illusion de n’être qu’un simple accessoire du film, il est en réalité l’origine du cauchemar.

Mon analyse : il s’agit de la première collaboration entre une marque de luxe et… Freud ! C’est la frustration de ne pas posséder un « Gucci Beloved » qui engendre le vertige cauchemardesque du présentateur. Un doute ? Relisez cette citation culte tirée de « l’Inquiétante Etrangeté » de Freud, la clé est là : « Les désirs insatisfaits sont les forces motrices des fantaisies, et chaque fantaisie particulière est l’accomplissement d’un désir, un correctif de la réalité non satisfaisante. »

La création de cette campagne est signée Alessandro Michele et Christopher Simmonds, en collaboration avec l’agence Simmonds ltd. Au casting : Awkwafina, Harry Styles, Serena Williams, Diane Keaton, Sienna Miller, Dakota Johnson et James Corden

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