C’est à une centaine de mètres du Stade de France que va voir le jour le magnifique centre aquatique qui accueillera certaines épreuves des Jeux olympiques de 2024.

Mais avant les travaux d’édification de l’ouvrage de 30mètres de haut, ce sont les employés de l’entreprise six-fournaise Geomines qui ont œuvré sur zone.

Leur mission: s’assurer qu’aucun objet explosif, relique de quelque guerre passée, ne se trouve encore enfoui dans le sol à l’arrivée des engins de chantier.

“Il y a quelques mois, on a remporté un contrat-cadre avec la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo). Il concerne le diagnostic et la dépollution pyrotechnique avant la construction des équipements sportifs des JO, explique Éléonore Forget, directrice générale déléguée chez Geomines. Pour nous, c’est un marché prestigieux.”

Depuis leurs locaux des Playes, plusieurs employés de l’entreprise, une des trois plus grosses du secteur en France, ont ainsi pris la direction de la région parisienne.

En affaire avec les aéroports de Paris

Dans leurs valises notamment, des magnétomètres (la fameuse “poêle à frire”) et autres radars 3D. “Ça envoie des ondes électromagnétiques jusqu’à 5mètres sous terre qui permettent de scanner le sol en trois dimensions”, décrypte Tiphaine, ingénieure géophysicienne.

“En matière pyrotechnique, on ne recherche pas directement les explosifs mais les anomalies magnétiques. Ensuite, si on trouve, on creuse… délicatement”, abonde Olivier, plongeur démineur reconverti responsable commercial.

Et du côté des futurs bassins javellisés, en Seine-Saint-Denis, autant y aller tout doux. “Pas très loin du site, on a une grande gare de triage qui avait été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, rappelle Tiphaine. Sachant que les ouvriers devaient enfoncer quelque 525 pieux jusqu’à 20mètres de profondeur, on n’avait pas le droit à l’erreur…” Finalement, rien “d’explosif” n’a été découvert sur place.

La suite? Vérifier que les terrains qui accueilleront bientôt les 14.000 athlètes du Village olympique sont “sains”. Mais aussi satisfaire à l’autre gros contrat du moment: celui signé pour quatre ans avec le groupe Aéroports de Paris. À chaque réfection de piste ou agrandissement de bâtiment, les démineurs six-fournais seront là.

Pour le reste, Geomines est aussi en affaire avec la Marine nationale. Et vogue au gré des commandes d’études historiques, de destruction de munitions ou de dépollution de plages avant l’été.

Avis aux entreprises de travaux publics: avant de creuser une tranchée à Verdun pour y faire passer la fibre optique, mieux vaut leur passer un coup de fil!

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