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1. Toutes les contraceptions seront-elles concernées?

“La contraception sera désormais gratuite pour toutes les femmes âgées jusqu’à 25 ans”, a annoncé le ministre de la Santé, ce jeudi matin, dans l’émission “4 Vérités” sur France 2.

Il évoque la “prise en charge de la contraception hormonale”, qui limiterait le remboursement aux pilules, patchs, implants, DIU (stérilet) hormonaux, contraceptifs injectables et anneaux vaginaux. 

Il existe d’autres moyens de contraception sans hormones, comme la symptothermie, la stérilisation masculine (vasectomie) ou féminine (ligature des trompes de Fallope), les spermicides, le retrait, les préservatifs masculins ou féminins, la méthode des jours fixes, des deux jours ou de la glaire cervicale, le DIU en cuivre, le diaphragme, la cape cervicale ou l’abstinence périodique. 

Les prix et l’efficacité des divers contraceptifs sont d’ailleurs spécifiés sur le site Questionsexualité.fr, conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du ministère chargé de la Santé.

Le texte de loi, qui précise les contours de la prise en charge contraceptive déjà effective pour les femmes âgées jusqu’à 18 ans, ne fait pas de différence entre les contraceptions hormonales ou non, seule le “contraceptif” est mentionné. 

On peut supposer que l’article R160-17 du Code de la sécurité sociale sera mis à jour pour inclure les femmes jusqu’à 25 ans et, ainsi, que tous les moyens de contraception seront concernés et non pas juste la pilule. 

2. Qu’est-ce qui sera remboursé?

“Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, de la consultation de prescription, de tous les soins qui sont liés à cette contraception”, explique Olivier Véran ce jeudi matin. 

Actuellement, sont remboursés, pour les femmes âgées jusqu’à 18 ans, les frais relatifs à la consultation annuelle du médecin ou de la sage-femme, à une consultation de suivi la première année d’accès à la contraception, aux examens réalisés en vue d’une prescription dans la limite d’une fois par an, à l’acquisition des moyens contraceptifs.

3. Qui sera concerné? 

“Toutes les femmes” seront concernées par le remboursement, tant qu’elles sont “âgées jusqu’à 25 ans”. 

La gratuité de la contraception a été accordée en 2013 aux femmes âgées de 15 à 18 ans. Elle a été étendue aux moins de 15 ans en août 2020. 

“Chaque année, près de 1.000 jeunes filles de 12 à 14 ans sont enceintes en France” et “parmi ces grossesses, 770 se concluent par une IVG”, avait indiqué le gouvernement fin 2019. 

4. Pourquoi jusqu’à 25 ans?

Pour justifier ce nouveau palier, le ministre de la Santé a brandi l’argument financier. 

“J’ai fait plusieurs constats, en lien avec les autorités scientifiques. D’abord, il y a un recul de la contraception chez un certain nombre de jeunes femmes et le premier motif, c’est le renoncement pour raisons financières, c’est que ça coûte trop cher”, a-t-il affirmé, ce jeudi matin.

“C’est insupportable que des femmes ne puissent pas se protéger, ne puissent pas avoir de contraception, si elles en font le choix évidemment, parce que ça leur coûte trop cher dans leur budget.”

La barre a été mise à 25 ans car “c’est un âge qui correspond, en terme de vie économique, sociale et de revenu” à “davantage d’autonomie”, a ajouté le ministre. “C’est aussi l’âge où l’on va quitter définitivement la complémentaire de santé de son foyer.”

Cette nouvelle mesure représentera un “effort de 21 millions d’euros” par an. 

5. À partir de quand cela sera-t-il effectif?

L’élargissement de la gratuité de la contraception entrera en vigueur le 1er janvier 2022. 

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