Les Niçois derniers de la classe pour le lavage des mains! Deux études l’affirment. La honte… Dire que durant le premier confinement, la plupart des habitants se seraient battus bec et ongles pour avoir du gel hydroalcoolique.

Les temps changent: “Je n’ai pas vendu de gel depuis trois mois”, constate un pharmacien du centre-ville. C’est vrai que souvent, l’hygiène des menottes est limite.

Une fidèle d’un établissement recevant du public, planquée dans les toilettes, s’amuse souvent à écouter si les usagers des wawas, serveurs compris, passent leurs mimines sous l’eau et le savon, une fois leurs petites affaires larguées dans la cuvette. Eh bien non! En règle générale, ça ressort les pognes sèches!

Qui ose dire que les Niçois sont crades?

Deux études publiées en octobre: un sondage de l’Ifop et une évaluation quantitative du bureau d’études en hygiène Hydrocool. Cette société installe des dispositifs comme les distributeurs de gel hydroalcoolique sans contact dans les grandes surfaces, banques, hôtels… Ces bornes ont l’originalité d’inclure des messages de communication permettant au bureau d’études de suivre de près la fréquence des lavages. Entre traçabilité et traces de crasse…

Que révèlent au juste les deux études?

Un relâchement de ce geste barrière fondamental qui va du simple au double. D’une part, entre les habitants de l’Ile-de-France et du Grand Est: une baisse proche de 20%. D’autre part, les habitants du Sud et de la façade ouest: une baisse proche de 40%! Les Niçois se situent ainsi dans le mauvais score des -40%.

D’où vient cette différence?

Contrairement aux idées reçues, elle ne vient pas du tempérament plus “latin”. Elle s’expliquerait principalement par “l’empreinte psychologique” laissée par la première vague de l’épidémie sur ces populations.

Lors du premier pic, les habitants de l’Ile-de-France et du Grand-Est ont été davantage confrontés à des personnes malades ou hospitalisées. D’où un traumatisme plus important et un respect plus grand de tous les gestes barrières contrairement aux habitants des zones “préservées”.

La leçon de morale de ces enquêtes?

Elle est évidente : c’est l’importance primordiale du lavage des mains pour stopper la propagation d’une épidémie. En effet, comme le souligne Hydrocool, “80% des infections sont manuportées”. Donc, se laver les mains est aussi important, sinon plus, que le port du masque.

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