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Ses questions restent encore sans réponse. Mais sa lettre, au moins, en a reçu une.

L’Elysée a répondu à Mathieu Paoli. Dans son courrier du 12 juillet, le président de l’association des familles de victimes de la catastrophe de la caravelle Ajaccio-Nice (AFVCCAN) rappelait à Emmanuel Macron son engagement: permettre la levée du secret-défense sur le crash du 11 septembre 1968, qui fit 95 morts au large d’Antibes. “Monsieur le Président, cela a assez duré”: son message a été entendu.

Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, lui a écrit le 24 août. “Le chef de l’Etat m’a confié le soin de vous remercier et de vous assurer qu’il a été pris connaissance de vos observations.” Patrick Strzoda dit le Président “pleinement conscient” du besoin de transparence réclamé par les familles, convaincues qu’un tir de missile accidentel a causé la catastrophe.

“Déclassification déjà appliquée”

Mathieu Paoli réclame la déclassification “au carton” des archives classées secret-défense. Celle-ci “est d’ores et déjà appliquée, et cela vaut également pour les documents relatifs à cet accident”, rassure le directeur de cabinet de l’Elysée.

Patrick Strzoda fixe une échéance: la promulgation du projet de loi relative à la lutte antiterroriste et au renseignement. à l’issue, “les documents classifiés relatifs à ce dossier seront automatiquement communicables dans les conditions prévues par le droit commun”.

Pas d’annonce fracassante, donc. Mais “un soupçon de prise de conscience de leur part”, estime Mathieu Paoli. “Ils voient bien qu’il n’est pas dans notre intention de cesser le combat que nous menons depuis de très nombreuses années”. Ce combat sera encore évoqué lors des cérémonies du 53e anniversaire du drame, les 10 et 11 septembre prochains, à Nice puis Ajaccio.

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