Le jeudi 9 mars dernier, la dépouille de Thomas Rauschkolb, décédé en décembre 2015 en Savoie, a été exhumée d’un cimetière de la région de Strasbourg (Bas-Rhin) à la demande d’un juge d’instruction de Chambéry afin de pratiquer une autopsie révèle Le Parisien.

Depuis cinq ans et demi, le père de Thomas dénonce “un dossier bâclé” où ” rien n’a été fait“. Il n’a d’ailleurs jamais cru à la cause accidentelle. 

La cellule Ariane sur les traces de Lelandais

Ce dossier prend donc un nouveau tournant en raison des investigations menées autour de l’énigmatique Nordahl Lelandais, le meurtrier présumé de la petite Maëlys et du caporal Arthur Noyer. Les gendarmes de la cellule Ariane qui retracent le parcours de Lelandais ont ainsi retenu la mort brutale de Thomas Rauschkolb parmi une quarantaine d’affaires susceptibles de porter la trace de l’ancien maître-chien. 

Le 28 décembre 2015, le corps inerte du jeune homme est retrouvé sur les berges d’une rivière à Grésy-sur-Aix en Savoie. Quelques heures auparavant, Thomas avait passé la soirée dans une boîte de nuit située non loin du lieu de découverte de son corps. Les gendarmes en concluent à un décès accidentel lié à une chute du jeune homme en état d’ébriété depuis une hauteur de 13 mètres.

“Il tentait d’échapper à quelqu’un qui le poursuivait”

Ce scénario, le père de la victime n’y croit pas. Des éléments troublants faussent la thèse officielle. Son fils a laissé son anorak au vestiaire de la discothèque alors que la température extérieure est de 5°C cette nuit-là. Il aurait ensuite franchi la barrière en bois d’une propriété, traversé un jardin, enjambé un grillage. “Pour moi, il tentait d’échapper à quelqu’un qui le poursuivait. Ou à un chien lancé contre lui. Et comme Lelandais avait des chiens…“, a témoigné Francis  Rauschkolb, le père de la victime dans Le Parisien

Autre élément troublant, révélé par Francis Rauschkold, la présence de Nordahl Lelandais dans cette même boîte de nuit, Le Studio 54 quelques années auparavant. Comme l’indique le quotidien national, en mars 2019, le père de Thomas découvre une photo prise par une serveuse en août 2012 sur laquelle figure Lelandais.

En octobre 2019, une ancienne compagne de l’individu évoque l’existence probable d’autres victimes: “Il faudrait notamment creuser le dossier de Thomas  Rauschkolb retrouvé mort à côté d’une boîte de nuit”. Au Parisien, elle décrit l’attitude, à l’époque de celui dont elle vient de se séparer comme “dans un état de colère et de frustration (…) La veille, il m’avait fait peur avec une tronçonneuse“. 

Pour Francis Rauschkold, les faisceaux d’indices menant à Lelandais s’accumulent. Entre le décès de son fils Thomas et celui du caporal Noyer, les coïncidences interrogent. Tous les deux se sont rendus dans une discothèque fréquentée par le meurtrier présumé de la petite Maëlys. 

Une plainte contre X pour meurtre

Dans son combat pour la vérité sur la mort de Thomas, en octobre 2019, la famille Rauschkolb a relancé le dossier en déposant plainte contre X pour meurtre. “L’autopsie diligentée par le juge d’instruction chargé de l’affaire devrait permettre de savoir s’il y a eu des fractures suspectes liées à des coups et non à la chute de Thomas. Ce qui accréditerait alors la piste criminelle“, a confié Me Bernard Bouilloud, l’avocat des Rauschkolb au Parisien.

Des analyses ADN pourrait également être pratiquées.

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