Le 19 mai ne doit pas devenir le jour de l’irresponsabilité. Sinon, il n’y aura pas de 30 juin possible.

Le Président de la République a exposé le calendrier du déconfinement, nous permettant enfin d’espérer retrouver prochainement le goût de la vie.

C’est un calendrier progressif, raisonnable et prometteur. C’est un calendrier qui doit aussi appeler chacun de nous à la plus grande responsabilité. Toutes ces étapes, nous avons surtout le devoir de les réussir collectivement. Nous n’avons pas le choix: à la crise sanitaire, nous devons à tout prix éviter d’aggraver les conséquences économiques, sociales et humaines qui nous touchent depuis des mois.

Nous devons surtout éviter que ce calendrier soit celui de la désillusion. Car oui, ce calendrier est aussi celui de tous les dangers si nous baissons la garde.

Ce virus a tué, tue encore et continuera de tuer pendant de long mois. Alors aujourd’hui, au-delà des espoirs que ces annonces suscitent, c’est à la vigilance que j’appelle chacun d’entre vous.

Le 19 mai est la première étape d’un long chemin sur lequel nous devons rester tous mobilisés et sur lequel nous devons tenir bon.

Le 19 mai ne doit pas devenir le jour de l’irresponsabilité. Sinon, il n’y aura pas de 30 juin possible. Sinon, il n’y aura pas de retour à la vie possible.

Il faut continuer de nous appliquer ces gestes qui permettent de limiter la propagation du virus. Ne plus respecter ces gestes de distanciation serait pire qu’une erreur, ce serait une faute.

Depuis plus d’un an, l’immense majorité des françaises et des français ont fait des efforts que nous n’avions pas accompli depuis des décennies. Depuis de longues semaines, à force de sacrifice, de sagesse et de discipline, nous avons fait reculer le virus.

Mais le virus est encore présent. Même si nous nous rapprochons de l’immunité collective grâce notamment à la vaccination que nous devons encore intensifier, le chemin reste encore long et plein d’embûche.

L’espérance est proche et nous sommes prêts: l’Etat, les collectivités, l’ensemble des acteurs se sont organisés depuis plusieurs mois dans cette perspective. Nous n’avons même jamais cessé de l’anticiper.

Soutenir nos commerces, nos restaurateurs, nos entreprises, nos artistes, c’était pour les sauver mais aussi pour qu’ils soient prêts à rebondir. Vous soutenir, vous, les familles, les anciens, les jeunes, les étudiants, c’était aussi pour que de toutes vos forces, vous retrouviez la vie et ses bonheurs, vos espoirs, vos projets.

Aujourd’hui, avec le monde de l’entreprise, avec le monde de la culture, avec nos services sociaux, nos services de proximité, nous sommes prêts. Mais nous ne pourrons réussir que si chacun d’entre nous fait preuve de responsabilité dans ce déconfinement progressif.

Nous ne devons pas saccager les sacrifices consentis. Chacun à sa place, nous nous y engageons, et moi, dans les fonctions que vous m’avez confiées, je m’y engage, encore et toujours.

Il nous appartient de continuer le combat. Nous sommes dans la dernière ligne droite: c’est le dernier effort, ne faiblissons pas maintenant!

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