Les discussions, justement, sont libres et spontanées. Sur les marches de la banque, rue Partouneaux, une jeune femme raconte à l’une des étudiantes comment elle s’est fait voler son téléphone par d’autres sans-abri il y a quelques jours. Un autre homme interroge les jeunes sur leurs études.

On leur demande toujours aussi s’ils ont envie de certaines denrées en plus, s’ils ont des besoins spécifiques”, détaille Owen.

Les étudiants notent ensuite les réponses dans un registre, qui leur permettra d’apporter ce qu’ils peuvent lors d’une prochaine tournée.

“Au début, on avait commencé à venir avec un pack sanitaire”, indique Abhivan. Rapidement, ils réalisent que ce n’est pas ce que les SDF réclament le plus.

“Ils ont souvent déjà des masques ou des couvertures. On nous demande davantage des vêtements, des baskets…”, constate Owen.

“Pour les prochaines tournées, on prévoit aussi de distribuer des affaires de toilettes comme des brosses à dents”, poursuit Abhivan.

Le projet, “encore en phase d’expérimentation”, a vocation à s’inscrire dans le temps. Les étudiants planchent donc déjà sur de futures idées. Nouer un partenariat avec une pizzeria mentonnaise, par exemple. Ou encore fournir des téléphones aux sans-abri qu’ils rencontrent afin de leur donner un moyen de communication et une aide pour des démarches administratives.

“Ça nous est déjà arrivé plusieurs fois d’être sollicités à ce sujet, soulignent-ils. L’autre jour, nous avons aidé un Bulgare avec des démarches relatives à son visa européen. Une autre fois, c’était un Italien qui n’avait plus d’argent pour rentrer en train. On essaie de faire comme on peut.”

Redirigent-ils certains sans-abri rencontrés vers le CCAS ou La Croix-Rouge de Menton? Pas nécessairement. “On ne connaît pas tous les organismes présents dans la commune”, concède Owen. “On sait en revanche qu’il n’y a pas de foyer de nuit ici par exemple”, font remarquer certains.

Pour l’heure, les étudiants espèrent simplement que leurs actions incitent d’autres à faire de même. “On est ouverts à ce que des gens nous rejoignent, même des étudiants de Nice ou extérieurs à Sciences Po, ou bien s’ils veulent faire des dons!”, encourage Abhivan.

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