Non, je n’organise pas de dîners, pas de soirées. Je n’organise absolument rien du tout au Palais Vivienne ou ailleurs. Cela fait quinze mois que le Palais Vivienne est fermé. Que mon domicile est fermé entre guillemets. J’y vis quand même. J’aimerais bien que l’on puisse à nouveau ouvrir. A nouveau faire la fête…“.

Pointé du doigt à la suite d’un reportage diffusé sur M6 où l’on voit des convives se présenter en ce lieu parisien sans masque, sans respect des contraintes sanitaires en plein confinement, l’homme d’affaires, spécialiste de Napoléon, s’est offusqué au micro de BFM ce mardi matin des faits qui lui sont reprochés. 

“Une sorte d’émission zéro”

Pour célébrer le bicentenaire de Napoléon, en vue d’une “réouverture assez prochaine, en mai“, il a anticipé avec son équipe – explique-t-il – en organisant pour des entreprises et des particuliers des visites depuis un certain nombre de semaines. ” La semaine dernière, c’était une sorte d’émission, de soirée zéro. Nous avons mis en exergue quelques tables et nous avons invité quelques personnes pour leur faire visiter. J’ai fait une conférence qui a duré 45 minutes dans le Palais Vivienne“. Selon lui, il y avait selon lui une douzaine de personnes dans toute la soirée et “ils sont partis très tôt“. Couvre-feu à 19 heures oblige…

Sur la présence de tables dressées avec des couverts, il a (aussi) une explication. ” Quand on fait des photos, quand on organise une sorte de magazine numéro zéro on fait la même chose !“. La présence du chef Christophe Leroy ? Il était là ? L’absence de gestes barrière ou de masque. ” Je le porte sauf quand je mange“, assure l’homme qui a réponse à tout, quitte à se contredire. 

“C’était un poisson d’avril!”

Il va jusqu’à affirmer qu’il a été piégé par l’équipe de tournage de M6. “J’ai une violation de domicile! On m’appelle. On enregistre ma conversation [dans laquelle il évoque la présence de ministre avant de se rétracter quelques heures plus tard]“. 

Dans un grand éclat de rire, le propriétaire du Palais Vivienne lâche un argument ultime qui résonne comme son entrée dans l’histoire par la petite porte : ” C’était le plus gros poisson d’avril de l’histoire de ces dix ou quinze dernières années. Si les gens n’ont pas un peu d’humour, ils n’ont rien compris. C’était un énorme poisson d’avril. Un poisson d’avril qui a marché.

Vu la tempête médiatique enclenchée, il semblerait que l’on soit toutefois proche d’un Waterloo en termes de communication que d’un sacre. 

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