Côté Métropole Nice-Côte d’Azur, on assure vouloir engager “une nouvelle politique agricole et foncière qui sanctuarise les terres agricoles, valorise les friches, et installe de nouvelles exploitations pour développer les circuits courts”. Un budget de soutien à l’agriculture de 18 millions d’euros par an a été voté par le conseil métropolitain en juillet dernier.

L’idée est d’acquérir du foncier, d’aider les communes à acheter des parcelles pour y installer les fermes et d’initier un “espace test” de pépinière de jeunes agriculteurs dans la plaine du Var.

Sachant que sur cette même zone, 1122 hectares ont été préservés. En prime, 271 hectares sont identifiés comme des friches agricoles. A Nice Méridia (eco-quartier), 4000 mètres carrés seront consacrés à l’agriculture urbaine. Enfin, à la Baronne, le nouveau Marché d’Intérêt National devrait doter les agriculteurs et les grossistes d’un nouvel outil de développement économique d’ici fin 2023, sur un site de 18 hectares.

En tout, ce sont près de 1080 hectares de zones agricoles supplémentaires qui sont au programme, soit une augmentation de plus de 22% pour atteindre 5 900 hectares de terres cultivables d’ici quelques années. Les espaces naturels sont aussi augmentés de près de 500 hectares.


Les membres du Pôle Métropolitain Cap Azur (Cannes Lérins, Pays de Grasse, Sophia Antipolis et Alpes d’Azur) se sont également tous engagés dans un PAT. Début avril, ils réitéraient leur volonté d’engager diverses actions dont le développement de l’agriculture en ville, sur les toits, dans les cours, dans les friches urbaines (agriculture hors sol) pour plus d’autonomie alimentaire.

L’idée c’est de rationaliser, développer des synergies, favoriser les circuits courts, sensibiliser, travailler sur de l’événementiel autour de la thématique, etc. Sachant que ce travail a déjà été enclenché il y a plusieurs années.

Prenons l’exemple de Cannes et de l’aménagement de la Basse vallée de la Siagne, initié dès 2010, qui a favorisé l’installation de cinq agriculteurs, est composé de 48 hectares de zones agricoles, soit 70 % de la surface totale ; 20 hectares d’espaces naturels, 2 hectares d’espaces de loisirs et de détente, 5 hectares dédiés à la pratique sportive. L’installation de 200 ruches en ville, 600 oliviers, la réalisation de 111 jardins familiaux et de 5 jardins partagés…

La loi Egalim préconise une alimentation saine et durable pour tous et notamment 50% de produits durables dans la restauration collective d’ici 2022.

Dans le Var, la candidature de la Métropole TPM au projet alimentaire territorial (PAT) s’est vue récompensée en novembre 2019. On y dénombre près de 700 exploitations agricoles réparties entre horticulture, maraîchage, 200 exploitations viticoles, arboriculture (Figues & Olives) et des cultures dites de niche (canne de Provence, spiruline…). Cet engagement a été confirmé en mars 2021 et est engagé pour trois ans.

Pas d’objectif chiffré mais une vraie volontée qui passe aussi par le respect de la loi Egalim (Agriculture et Alimentation 2018) qui préconise une alimentation saine et durable pour tous et notamment 50% de produits durables dans la restauration collective d’ici 2022.


A Fréjus, Philippe Lottiaux – directeur général des services de la ville et directeur général des services de la CAVEM – estime que le terme d’autosuffisance alimentaire s’applique difficilement au territoire. “En revanche, nous nous sommes pleinement saisis de la question de la revitalisation de l’agriculture locale et du développement des circuits courts.”

Une “Zone agricole protégée” (ZAP) de plus de 200 hectares a notamment été créée. Un “drive fermier” est en train d’être finalisé à Puget sur Argens, avec une SAS d’agriculteurs, afin de promouvoir et diffuser des productions locales issues de circuits courts. Des “hameaux agricoles” sont en cours à Fréjus (Saint-Pons) et Roquebrune sur Argens (Les Amandiers).

“La CAVEM achètes des terres agricoles abandonnées, les réaménage, réalise les accès nécessaires et crée ou rénove les bâtiments qui pourront accueillir de nouveaux agriculteurs, à qui les terres et les bâtiments seront loués à des tarifs très préférentiels pour leur permettre de s’y installer.”

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