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“Mieux vaut se faire gazer que se faire vacciner.” C’est le slogan qui résume peut-être le mieux l’ambiance qui a régné, ce samedi, dans les rues de Nice, à l’occasion d’une nouvelle mobilisation anti-pass sanitaire.

Plus qu’une manifestation, on a surtout assisté à un chassé-croisé entre les militants et les forces de l’ordre qui leur faisaient barrage, pendant une grosse partie de l’après-midi. Et dès le départ, place Garibaldi, les meneurs de cortège étaient en désaccord: fallait-il respecter ou non l’interdiction de certains axes?

C’est aussi là le paradoxe: le fait de voir les gendarmes ou policiers se déployer pour leur interdire l’accès à tel ou tel axe ne faisait que galvaniser une partie de la foule, qui se précipitait vers eux, en scandant “Liberté”, dans une ambiance électrique.

2.000 manifestants selon la préfecture, 6.100 selon les militants

Un premier, puis un deuxième barrage ont été forcés autour d’Acropolis, avant que le cortège n’arrive à la place Masséna. Alors que les forces de l’ordre ont voulu barrer l’accès à Jean-Médecin, une partie du cortège l’a contourné, pour revenir par l’arrière. Le barrage a été maintenu, pourtant entouré de part et d’autre. Situation quelque peu ubuesque, mais aussi tendue: hurlements de foule, pression et finalement gaz lacrymogène utilisé une fois, puis deux, avant que le cortège ne finisse par avoir raison du barrage, sous les chants victorieux de “On est chez nous”.

Barrée par un nouveau cordon sur Jean-Médecin, la manifestation s’est finalement orientée vers la Prom’, où les rangs ont progressivement fondu, avant de revenir sur la place Garibaldi, vers 18 heures. Selon la préfecture, 2.000 personnes ont défilé, “au plus haut de la mobilisation”; 6.100 selon les manifestants, qui comptent grâce à la distribution de gommettes.

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