“On peut avoir la tête haute. Jusqu’à présent, à aucun moment, on a sali la société. Mais aujourd’hui, on est face à des gens qui n’ont aucun respect des valeurs humaines”, déplore un salarié de l’usine Lafarge-Holcim de Contes.

La tension sociale est montée d’un cran, jeudi, sur le site de la vallée du Paillon que le cimentier a décidé de fermer.

Depuis l’annonce brutale de cette fin d’activité, le 3 février, les représentants du personnel et les organisations syndicales avaient choisi de privilégier la voie de la négociation. Jusque-là, à aucun moment, le personnel n’avait cessé son activité. Du moins jusqu’à hier où un préavis de grève de 48 heures a été déposé par la CGT. Lors d’une assemblée générale “plus de 90% des salariés” ont décidé d’y adhérer.

“Un plan social au rabais”

L’usine est donc à l’arrêt. Conséquence d’un nouveau round de négociations à Paris, le troisième, qui s’est déroulé en début de semaine au siège du groupe et qui, résume un syndicaliste, “s’est très mal passé”.

Les syndicats s’étaient apparemment entendus, mardi, sur un cahier de revendications communes. “Il y a eu quelques avancées, reconnaît ce délégué du personnel. Mais la direction continue de bloquer sur deux points majeurs: d’une part, les aides au logement pour ceux qui seront reclassés à l’autre bout de la France et d’autre part, les primes de licenciements pour les autres.”

Selon les salariés, on leur propose “un plan social au rabais” qui ne se justifie pas par la situation économique du groupe ni même de l’usine de Contes.

D’où ce coup de colère

L’usine était à l’arrêt, jeudi, pour au moins 48 heures. Mouvement qui pourrait être reconduit lundi.

Pour le moment, la réponse de la direction a été de dépêcher un huissier sur le site. Les gendarmes ont également fait un passage pour demander aux grévistes de retirer la banderole qu’ils avaient furtivement installée sur le rond-point. On pouvait y lire “Daesh: 14 millions d’euros / Contes: 0 million” en référence aux commissions que le groupe est suspecté d’avoir versé à l’organisation terroriste pour poursuivre ses activités en Afrique.

Lafarge-Holcim semble être disposé à moins de générosité à l’égard des personnels de la vallée du Paillon.

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