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Shena, Mohammed et leurs six enfants habitent au dixième étage de l’immeuble Le Mercantour du quartier Bon-Voyage, à Nice. Cette tour qui en compte seize va être intégralement traitée contre les punaises de lit par Côte d’Azur Habitat. La famille s’y est installée en 2018. Deux ans plus tard la punaise de lit s’est invitée chez eux. Depuis, “c’est un enfer”, résume Shena.

Elle balaye du regard son salon désespérément vide. Il ne subsiste qu’une table à manger. “J’avais un salon marocain, j’ai dû le jeter. Tout comme la penderie de la chambre des enfants et les trois lits”, témoigne cette mère de famille. Dans la pièce s’entassent des sacs en plastique. “Ce sont toutes nos affaires. On les a mises là pour aller les faire laver…” Une nouvelle fois!

Shena a dépensé des fortunes en lavomatique, en traitements insecticides, en nouveaux meubles qu’il a fallu encore jeter. Elle tient les comptes: “l’an passé on a dépensé 1.200 euros”. Et depuis le début de l’année elle en est encore à 600 euros de sa poche. Mais rien n’y fait. “Elles disparaissent un temps et puis les punaises reviennent. Ce matin encore j’en ai trouvé trois.”

Shena passe son temps à faire la chasse à un ennemi invisible. “Je n’en dors plus, souffle-t-elle. Je passe mes nuits à les chercher à la lumière de mon portable pour éviter qu’elles ne piquent mes enfants.”

Mais elle le sait: “Si tout le monde dans l’immeuble ne traite pas son appartement ça ne sert à rien. Elles reviendront”.

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