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Ce n’est pas la porte à côté. Pourtant, certains magasins du littoral peuvent envier le succès de la coopérative agricole des Baous (1) à quelques kilomètres de Coursegoules.

Ici, on vient acheter des fromages de Bouyon, des saucisses d’agneau du plateau de Saint-Barnabé, des bières de Valderoure.

Et le vendeur n’est autre qu’un des vingt-cinq producteurs adhérents à la coopérative. Ils tournent chaque week-end.

Ici, on vient aussi participer à des événements thématiques, comme cette journée de l’apiculture organisée, fin août. En huit ans, l’endroit a su se tailler une belle réputation.

Par le bouche-à-oreille notamment. Alexandre, un Collois, vient régulièrement faire des randonnées dans le coin. Ce dimanche matin, il a initié ses trois amis.

“On vient de Nice et on n’était jamais venu ici”, livre ce petit groupe de jeunes, les sacs remplis de fromages et de saucissons.

“Avant, c’était plus petit, il n’y avait pas beaucoup de choix. Là, il y a plein de monde et de produits. Ça fait marcher le business des petits c’est pas plus mal”, sourit Alexandre.

“Beaucoup de randonneurs”

Laurent et Laurence sont, eux aussi, des adeptes des circuits courts. Ils ont entendu parler de la Coop des Baous chez eux, à Carros. “On va manger à Coursegoules alors on s’est dit qu’on passerait voir”, confie Laurence.

Alors que Laurent partage son impression: “La farine, on n’en a pas ici. C’est intéressant qu’ils fassent appel à des producteurs des départements voisins [lire ci-contre]. Ce n’est pas loin et ça offre plus de choix.”

Au total, ce sont 25 agriculteurs qui fournissent la coopérative. En 2012, lors de sa création, ils étaient cinq.

“On a vu pendant le premier confinement une recrudescence de la clientèle. Ils se sont rués sur les produits locaux. Puis, ça, c’est calmé et ça a repris pendant les autres confinements”, témoigne Jean-Pierre Isnard, président de la coopérative et producteur d’agneau.

Le succès du projet? Il l’explique très simplement. “Les clients sont contents, on a beaucoup de randonneurs et certains reviennent. Et les producteurs trouvent l’outil intéressant.”


1. Route de Saint-Barnabé – Col de Vence à Coursegoules. Ouvert le samedi et dimanche de 10h à 17h. 04.93.59.74.78.

Le troupeau de Marlène et Laurent broute les herbes de la vallée du Champsaur, dans les Hautes-Alpes.

Et la viande, charolaise, est à la vente des centaines de kilomètres au sud, à la coopérative agricole des Baous à Coursegoules.

“Cela fait un peu plus d’un an que je livre mes produits dans les Alpes-Maritimes. Et je suis super contente”, témoigne cette éleveuse bovine.

“Il y a plus de monde que chez nous et moins d’élevages. C’est pour ça que je suis venue démarcher sur la Côte.”

Tous les deux mois, Marlène fait les 3h30 de route pour réapprovisionner la coopérative de sa viande “racée et maturée”.

Elle fournit des particuliers en passant.

“J’avais déjà quelques contacts mais c’est vrai que maintenant avec la coopérative, je fais des trajets plus régulièrement.”

“Ici, il y a plus de bouches à nourrir”

C’est depuis Laragne-Montéglin, dans les Hautes-Alpes, que Thierry Martin s’affaire. Il produit les grains et la farine de petit épeautre, de blé et de pois chiches.

Il fait aussi des jus et des purées de fruits: pomme, poire, raisin. Toute sa production est estampillé agriculture biologique. Et ces produits sont en vente à la coopérative agricole des Baous.

“Je livre le foin chez des éleveurs du coin et en discutant avec eux j’ai découvert qu’ils n’avaient pas ces produits. C’est intéressant parce que dans le 06, sur le littoral, il y a plus de bouches à nourrir. À l’inverse de chez nous où il y a plus d’offres que de demande”, confie-t-il.

Alors, toutes les cinq semaines, cet agriculteur réalise sa tournée dans les Alpes-Maritimes.

Et chaque mois, ses ventes à la coopérative des Baous lui rapportent “entre 400 et 600 euros”.

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