Ancienne bergerie et résidence de Jean Maret – maire de Vence de 1959 à 1983 – la bâtisse va être rasée.

Bientôt, au chemin du Siège, dans le quartier Saint-Michel, s’érigera un immeuble.

Elle est devenue le symbole de la “bétonisation dangereuse” pour le collectif La nature de Vence. Qui a lancé une pétition regroupant 642 signatures au samedi 10 avril.

Que dit la pétition?

Dans cette pétition, “Stop à la bétonisation dangereuse du chemin du Siège!”, le collectif soulève plusieurs problématiques.

Tout d’abord, le côté historique de la bâtisse. “Elle est l’une des plus anciennes de Vence.” En plus de “défigurer” le quartier qui s’urbanise petit à petit, le stationnement y serait saturé. Et la circulation difficile.

En cause? Les véhicules allant au conservatoire, au stade, à l’école Toreille Saint-Michel, au centre administratif ou évitant le parking payant.

La position de la mairie

Interrogé à ce sujet, le maire de Vence, Régis Lebigre affiche clairement sa position: “Je ne défends pas ce projet, nous comprenons les craintes des riverains sur la circulation et le stationnement.”

Mais la mairie ne peut s’y opposer: “Le propriétaire a vendu à un promoteur, c’est un terrain constructible, nous ne pouvons pas empêcher cette construction.”

Un premier permis de construire a été déposé en novembre 2019 avant d’être refusé par Catherine Le Lan, la maire de l’époque. Un deuxième est arrivé en mairie, le 20 juillet 2020. Cette fois, c’est Régis Lebigre qui l’a retoqué.

“L’immeuble était trop proche de la route.” Un troisième permis de construire est en cours d’instruction. Ce dernier comprendrait 29 logements dont 13 sociaux avec 48 places de parking souterrains. “Nous sommes très attentifs, ça ne nous convient pas que l’on construise dans un endroit comme celui-là.”

Avant de tacler Patrice Miran, élu d’opposition écologiste, qui soutient cette pétition: “La précédente municipalité a fait construire dans ce quartier-là, comme l’ensemble immobilier Les jardins d’Anna, il a validé le projet.”

Ce que répond Patrice Miran

L’ancien premier adjoint de Catherine Le Lan écarte du revers de la main “cette polémique stérile” et met en avant l’enjeu pour la Ville: “L’important est de savoir si on va être recouvert de béton ou pas”, souligne Patrice Miran.

Il revendique le système de “compensation environnementale généralisée” dont la base a été mise en place lorsqu’il était dans la majorité et qui pourrait servir à l’équipe actuelle.

Avant de se défendre une bonne fois pour toutes. “À l’époque, je n’étais ni maire ni adjoint à l’urbanisme. Ce n’est malheureusement pas l’adjoint à l’environnement qui signe les permis de construire.”

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