Petit retour musical en arrière. Naâman, Jahneration, Deluxe, Sinsemilia ou encore Tracy De Sá… Ils ont tous joué à Monaco un 21 juin au soir. Difficile d’oublier ces milliers de personnes, collées-serrées, se déhanchant sur l’esplanade du Port Hercule. Des Fêtes de la Musique au parfum enivrant, où l’insouciance portait un public déchaîné jusqu’au gong de minuit.

Presque une éternité…

Cette année, sans surprise, ce sera une version masquée, encadrée et écourtée. Pas de musique dans les artères de la Principauté et un concert phare qui change d’écrin: le théâtre du Fort Antoine a été privilégié pour accueillir, dès 20 heures, l’artiste sénégalais Faada Freddy.

Un personnage “mi-chic à l’ancienne, mi-dégaine de rude boy du ghetto”, comme il se dépeint lui-même.

Que des voix et des percussions corporelles

Chapeau melon à la Charlot vissé sur la tête, d’où s’échappe une futaie de dreadlocks, nœud pap’et canne comme accessoires de mode, Faada Freddy est devenu un nom qui compte dans l’univers de la musique soul.

Il semble bien loin le temps où le natif de Saint-Louis – Abdou Fatha Seck de son vrai nom – fabriquait des guitares avec des boîtes de conserve dans les rues de Dakar.

Après la surprise, au printemps dernier, de son E.P Untitled, l’artiste a pondu un album The Gospel Journey, unanimement salué par la critique musicale. Avec un concept insolite : n’utiliser aucun instrument et faire de la musique qu’au moyen de voix et de percussions corporelles. Comme des battements de “chœurs” et des claquements de doigts.

Avec une voix digne des soulmen des années soixante et soixante-dix, Faada Freddy livre ainsi un album aux hymnes pop aux mélodies accrocheuses. Donnant l’irrésistible envie de sourire, chanter. Voire de danser.

Mais ça, dans les temps qui courent, ce n’est pas encore pour tout de suite.

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