C’est un grand-duc, repéré dans le voisinage depuis le mois de juin, qui avait été identifié comme l’auteur présumé des faits.

Vu plusieurs fois avant le drame (il avait été photographié sur la rambarde de l’appartement d’une Ezasque qui possède des chihuahuas, sur le port) mais aussi plusieurs fois en ville, il a fini par être capturé mercredi matin sur le balcon d’une résidence, à Èze bord-de-mer.

“Nous sommes rassurés”

Les sapeurs pompiers de la caserne de La Turbie ont mené l’opération qui s’est déroulée sans encombre. Avant de le remettre au groupe de sauvetage animalier des sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes.

“Nous sommes rassurés, et tous ceux qui ont des petits chiens, des chats, de petits animaux de compagnie aussi”, a réagi, vendredi 6 novembre, Christian Tesson.

L’ex-candidat aux municipales avait, choqué par son expérience, alerté les propriétaires de petits animaux domestiques afin qu’ils les mettent à l’abri à la tombée de la nuit et son message avait été relayé par le maire, Stéphane Cherki.

L’affaire avait été prise très au sérieux car le comportement du grand-duc avait semblé anormal.

Même s’il est recensé dans les falaises des environs, il fuit habituellement les humains et ne s’attaque qu’aux espèces sauvages. Celui-ci ne paraissait pas avoir peur de l’homme.

Comme le montre le récit du drame de Christian Tesson, alors que Jade venait d’être déchiquetée par le rapace: “Il est revenu cinq fois pour l’emporter. J’ai crié. J’ai vu ses grands yeux jaunes me fixer. Il n’avait pas peur de moi, il était à moins d’un mètre…”.

Comportement anormal?

Plusieurs personnes pensaient que l’animal avait pu vivre illégalement en captivité.

François Grimal, directeur Paca de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), alerté, avait d’ailleurs craint des représailles pour le rapace, mais aussi d’autres drames: sur photo, il avait jugé que l’oiseau se tenait comme en fauconnerie.

Il avait consulté l’Office français pour la biodiversité (OFB), qui assure la police de l’environnement, et se charge d’enquêter.

L’OFB considérait aussi que l’enjeu de sécurité publique rendait la capture nécessaire. C’est chose faite.

“Pour l’anecdote, quand il a été attrapé, il était en train de lorgner un chat dans le jardin de la résidence d’en face”, raconte Christian Tesson.

“Bien sûr, ça ne nous ramènera pas notre petite Jade. Mais au moins, ça n’arrivera pas à d’autres. C’est tellement choquant. D’après ce qu’on m’a dit, il était envisagé que ce grand-duc, sans doute semi-apprivoisé, soit placé dans un parc animalier…”

Contacté, le capitaine Stéphane Augier, responsable départemental du groupe de sauvetage animalier des sapeurs-pompiers, donnait vendredi des nouvelles du rapace nocturne: “Il est avec nous. Nous l’observons depuis deux jours. Il n’est ni bagué, ni pucé”.

“Contrairement à ce que nous avons pu penser au départ, il a le comportement et les attitudes d’un animal sauvage. Quand on s’approche, il souffle, il claque du bec, c’est ce qu’on appelle des attitudes d’espacement. Il n’accepte aucune nourriture de la main de l’homme. Pourtant nous lui avons proposé des choses qu’il aime beaucoup! Mais il a tout refusé. Pour nous, beaucoup de choses montrent qu’il n’est pas imprégné par l’homme…”

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