Mis à jour le 30/04/2021 à 21:08

Publié le 30/04/2021 à 21:07

Lors de la manifestation des professionnels des bars, restaurants, discothèques, à Marseille le 26 novembre.
Photo Franck Muller

Le syndicat national des discothèques dépose un recours devant le conseil d’État


Président du syndicat national des discothèques et de lieux de loisirs (SNDLL), Patrick Malvaës est en fureur.

 Les protocoles sanitaires que sont syndicat a adressé, il y a un mois, au gouvernement sont restés lettre morte: “Morte comme notre profession. Sur les 1.600 discothèques en France, plus d’un millier est soit en liquidation judiciaire, soit en instance de faillite. Cinq cents petites entreprises de la nuit ont jeté l’éponge. C’est une hécatombe“.

Avant d’annoncer que son syndicat déposera dans le courant de la semaine un recours devant le Conseil d’Etat, Patrick Malvaës tient à mettre en perspective l’enjeu d’une telle procédure: “À voir comment le gouvernement nous maltraite, on pourrait croire que nous sommes une infime variable économique. Or, l’industrie de la nuit génère 2 milliards de chiffre d’affaires annuel et draine entre 160 et 200 millions de clients! Autant, voire plus que le cinéma.”

Ce constat dressé, le SNDLL se dit stupéfait par la politique du deux poids, deux mesures: “Nous avions proposé un déconfinement de la nuit par paliers, avec par exemple des autorisations données aux établissements ayant des salles d’extérieur! Même cela n’a pas été entendu. Tant mieux pour les restaurants et les établissements balnéaires qui pourront eux se métamorphoser en night-club comme ce fut le cas l’été dernier…“, conclut sur un ton de noire ironie Patrick Malvaës.

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