Cette enquête a été classée “faute d’infraction”, a précisé le parquet, confirmant une information de Libération.

L’Université de Paris, dont dépend le CDC, au cœur d’un scandale depuis des révélations sur les conditions de conservation des corps, avait déposé plainte fin janvier 2020 pour “vol” et “intrusion non autorisée dans un système de données”.

Le cambriolage était supposé avoir eu lieu de nuit et des cartons d’archives, notamment de 2002, 2009 et 2016 auraient été emportés.

Libération révèle mardi que Christine Clerici, la présidente de l’Université de Paris (renommée ainsi après la fusion des universités Paris-Descartes et Paris Diderot), a écrit au parquet en juillet pour l’informer qu'”à la suite d’un travail spécifique d’archivage (…), les archives manquantes ont été retrouvées”.

“Elles étaient donc mal conditionnées et non volées”, ajoute selon le quotidien Mme Clerici, qui présente ses “sincères excuses pour ce regrettable malentendu”.

Locaux vétustes, dépouilles putréfiées et rongées par les souris, soupçon de marchandisation des corps… Dans un article publié fin novembre 2019, l’Express avait dénoncé les “conditions indécentes” de conservation au CDC de dépouilles de “milliers de personnes ayant fait don de leur corps à la science”.

Au terme de l’enquête préliminaire, une information judiciaire a été ouverte le 8 juillet pour “atteinte à l’intégrité d’un cadavre”, et un ancien préparateur en anatomie a été mis en examen de ce chef début décembre.

Les révélations avaient conduit la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, à ordonner la fermeture du “temple de l’anatomie française”, fondé en 1953 et qui accueillait chaque année plusieurs centaines de corps.

En juin, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche (Igésr) avaient estimé dans une enquête administrative que l’Université Paris-Descartes était responsable de “graves manquements éthiques” dans la gestion du CDC.

Le rapport évoquait notamment une “perte de repères (…) tant chez les préparateurs que chez les intervenants” sur les corps et s’interrogeait sur une “volonté de nuire ou de porter atteinte aux cadavres” de “certains préparateurs”.

L’ancien président de l’Université Paris-Descartes, Frédéric Dardel, a été entendu le 12 novembre en garde à vue par les enquêteurs, et est ressorti sans poursuite à ce stade.

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