Mi-avril, sur le plan d’eau italien de Varèse, le rameur monégasque avait loupé le coche pour rafler l’un des trois tickets menant à Tokyo.

Heureusement, moins de deux mois plus tard, une wild card lui était attribuée.

Une seconde chance que Quentin Antognelli, étudiant en dernière année de master à Oxford Brookes University, ne compte pas gâcher.

« J’en rêve depuis que je suis petit, depuis que mon père, alors entraîneur d’aviron, m’a raconté ses deux participations à Pékin en 2008 puis Londres en 2012. C’est un aboutissement. J’ai hâte d’être là-bas, de m’aligner au départ, de courir pour mon pays et de le représenter le mieux possible. »

Sur son skiff – un bateau à une place, étroit et peu stable –, Quentin Antognelli espère grappiller quelques places. « Actuellement, je me situe entre la 20e et 22e place au classement. L’idée est de grappiller quelques places, entre 13 et 18, pour rentrer dans la troisième finale », confie-t-il.

Coaching mental

Dans cette dernière ligne droite, avant le grand départ prévu le 16 juillet pour lui, le rameur va multiplier les entraînements au lac de Saint-Cassien dans le Var, tout en continuant de muscler sa robuste silhouette en salle.

« Le plan d’eau japonais sera différent. Il est un peu ouvert sur la mer, à l’aspect saumâtre. C’est un bassin qui bouge un peu. Cela m’arrange bien car je suis à l’aise dans les vagues. J’espère que ça va secouer les concurrents », sourit-il.

Quentin Antognelli a récemment fait appel à un coach mental pour ne pas perdre pied psychologiquement en compétition. « Ça m’aide, notamment au niveau de la concentration sur le bateau. Il faut arriver à gérer ses propres émotions pendant la course, à rester lucide, à rester concentré sur ma technique, surtout quand un concurrent est en bord à bord ou passe devant. »

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