Ce dimanche matin, les Cagnois sont venus en nombre pour faire leurs achats. Les bonjours, masqués, restent lointains et timides lorsqu’on se croise.

“On aimerait vivre normalement”

“Comment vas-tu ? On ne se fait pas la bise hein!”, hèle Huguette (1) qui vient de tomber sur son amie Florence, devant le marchand de fruit et légumes.

Elles ont l’habitude de venir ici. Et pas question de leur retirer ce petit bonheur. “On en a marre, peste Huguette, lassée de cette crise sanitaire qui semble ne jamais s’arrêter. On aimerait juste recommencer à vivre normalement.”

Florence reste persuadée que les services de l’État “ne fermeront pas la cité marchande », comme cela a pu être le cas lors du tout premier confinement, en mars dernier. “Les gens ont besoin de faire leurs courses et ici, on n’est pas entassé comme dans les supermarchés.”

Les dernières restrictions sanitaires ne semblent pas avoir perturbé le cœur de ville. “On ne voit pas de différences avec les précédentes semaines, confie un marchand de fruits et légumes, les clients arrivent par vague. Parfois c’est calme, on croit qu’on ne va pas travailler et puis ça arrive d’un coup.”

À côté de la cité marchande: la place De-Gaulle continue d’accueillir les retraités sur les bancs et les enfants du quartier sur leurs vélos.

Une jeune famille de Cagnois, installée dans le quartier du Béal depuis six mois, profite d’un dimanche ensoleillé. “On vient faire deux courses et prendre l’air, partage le papa, c’est la sortie de la journée.”

Et pour l’attestation, il se réjouit: “J’ai vu qu’on en avait plus besoin quand on reste à 10 km autour de chez soi. Un justificatif de domicile suffit.”


1. Le prénom a été modifié, à sa demande, pour préserver son anonymat.

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