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Pour qualifier l’ampleur des dégâts – “les plus considérables depuis la Seconde Guerre mondiale selon les experts”, a mesuré l’homme d’État – mais aussi pour défendre le bilan de leur action conjointe, pratiquement un an après le passage de la tempête Alex.

Expertises complexes, délais, remboursements partiels, attente du fonds Barnier… Le but est d’apaiser les “inquiétudes”, mais aussi répondre aux critiques.

“On a de la chance d’avoir ce régime de catastrophe naturelle, défend Florence Lustman, présidente de la FFA. Mais, bien sûr, il y a des règles. Notre mission et notre engagement, c’est d’accompagner les sinistrés, qui ne sont pas experts du règlement. Nous avons été entièrement mobilisés. Dans l’immense majorité des cas, ça se passe bien. Mais on ne parle toujours que des trains qui arrivent en retard…”

La présidente de la FFA recense 12.980 sinistres privés (particuliers et entreprises). Le montant total des dégâts pour les sinistrés est de 217 millions d’euros. “Quatre-vingt-douze pour cent des sinistres de particuliers (habitation, automobile) ont reçu un premier règlement. Quatre-vingt-neuf pour cent pour les professionnels.”

Preuve de l’engagement de la FFA, Florence Lustman évoque deux “solutions pragmatiques” proposées. Une convention entre propriétaires, dans une copropriété non constituée, à Fontan, pour les dégâts dans les parties communes. Et l’augmentation du délai contractuel: des sinistrés n’étant pas en mesure de reconstruire dans les deux ans impartis pourront bénéficier d’un an supplémentaire, “en fonction des situations”.

420 biens concernés par le fonds Barnier

Elle ajoute que sur les près de 13.000 sinistres, seuls 60 dossiers difficiles ont été transmis à la FFA. En cause, expertises complexes, attente de l’accord à l’amiable sur le montant de l’indemnisation, mais aussi “articulation avec le fonds Barnier”. Ce mécanisme d’État, qui complète les assurances, dans le cas où la propriété est détruite ou déclarée inhabitable, notamment parce qu’elle se trouve désormais dans le lit de la rivière. Et la cartographie n’est pas encore terminée. “Ce décalage est dû à la nécessité d’identifier les zones de danger, de faire les études, d’analyser”, développe Xavier Pelletier. Ce qui se fait avec une vision d’ensemble du cours d’eau. Et dans certains cas, il faut arbitrer: vaut-il mieux protéger ou délocaliser? “Pour certains biens, on est obligés de prendre le temps, pour ne pas prendre une décision et finalement revenir dessus”.

Selon le préfet, 420 biens ont été identifiés comme éligibles au fonds Barnier, Saint-Martin-Vésubie étant la commune la plus touchée, avec 150 maisons. Une partie détruite, l’autre déclarée inhabitable. Quelques cas “à la marge” restent à trancher, mais tout le monde doit être fixé d’ici “fin octobre”. Avec à terme, quel horizon? “L’objectif est pour le fonds est d’avancer dans les deux ans qui viennent en mode accéléré”, répond Xavier Pelletier. Qui le rappelle: “Quatre cent vingt maisons, c’est du jamais vu”.

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