La cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône a rendu son verdict ce jeudi soir dans le procès en appel de l’affaire Air Cocaïne.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été acquittés. Après un premier procès en 2019 à Aix-en-Provence à l’issue duquel ils avaient été condamnés à six ans de prison, les deux vétérans, désormais sexagénaires, comparaissaient à nouveau depuis le 7 juin dernier aux côtés de quatre coaccusés.

L’affaire Air Cocaïne porte sur un trafic de plusieurs centaines de kilos de drogue entre la République dominicaine et la France, via l’aéroport de Saint-Tropez entre décembre 2012 et mars 2013.

Les employeurs coupables de blanchiment

Les employeurs des pilotes, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, ont en revanche écopé de six années de réclusion. Eux aussi niaient toute implication.

Selon la cour, ces deux actionnaires de la compagnie aérienne SN-THS ont volontairement fermé les yeux sur le trafic, en acceptant que les vols soient réglés en espèces.

Michel Ristic a quant à lui été acquitté au bénéfice du doute, comme en première instance.

L’accusation attribuait à cet homme discret un rôle actif, notamment lors de la prise en charge de dix lourdes valises, en provenance de Puerto Plata, déposées sur le tarmac de l’aéroport de La Môle/Saint-Tropez le 5 décembre 2012.

MM. Alcaud et Dreyfus comparaissaient libres, ils ont été menottés dans la salle d’audience et incarcérés dans la foulée.

Un projet criminel né à Saint-Tropez

En détention depuis avril 2016, Ali Bouchareb a quant à lui écopé de dix-huit années de réclusion criminelle.

Les juges ont validé la thèse selon laquelle ce bientôt quinquagénaire était le principal organisateur du trafic, à la suite d’une rencontre avec le Toulonnais Frank Colin (condamné à douze ans en 2019) dans une boîte de nuit tropézienne.

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