Comme Me Emmanuel Daoud au nom de l’entreprise, ils ont pointé du doigt les “lacunes, redondances (des qualifications pénales, ndlr), béances et absences de preuves matérielles” du dossier, en partie reconnues par la procureure elle-même qui y a relevé des “imperfections”.

Au centre de ce que le parquet a qualifié de “système d’espionnage organisé” figure Jean-François Paris, l’ancien “Monsieur Sécurité” d’Ikea France.

 “Noeud de passions”

A la barre, M. Paris, contre qui le parquet a requis trois ans de prison dont deux avec sursis, a reconnu avoir surveillé certains employés et répété l’avoir fait sur consigne de l’ancien PDG Jean-Louis Baillot.

Le conseil de M. Baillot, Me François Saint-Pierre, a exhorté le tribunal à “s’intéresser aux preuves matérielles” plutôt qu’aux “témoignages (qui sont) variables”, arguant que le dossier était vide de tout mail échangé entre Jean-François Paris et son client concernant les activités confiées à Eirpace.

Seul Jean-François Paris incrimine son client, a encore soutenu l’avocat, dans un “n?ud de passions (et) d’acrimonie”.

Directeur de la gestion des risques d’Ikea France de 2002 à 2012, Jean-François Paris a reconnu qu’il transmettait des listes de personnes “à tester” à Eirpace, une société spécialisée “en conseil des affaires” dirigée par Jean-Pierre Fourès.

Ce dernier est accusé d’avoir, par l’entremise de policiers, eu recours au Système de traitement des infractions constatées (STIC) pour se procurer des renseignements confidentiels sur des employés d’Ikea.

Les retours des recherches de M. Fourès ne permettent pas d’établir de lien avec les fichiers de police“, a estimé le conseil de M. Paris, Etienne Bataille, dédouanant ainsi son client de toute demande de recherche illégale.

A l’encontre de Jean-Pierre Fourès, ancien policier des Renseignements généraux, le parquet a requis un an de prison ferme.

Lundi, les avocats de 120 parties civiles constituées dans ce dossier ont demandé lors de leurs plaidoiries “un jugement exemplaire” et plusieurs millions d’euros de dommages et intérêts, dont 2 millions pour le seul syndicat FO à l’origine de la plainte contre Ikea France.

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