C’est un constat universel: “Tout ce qui n’avance pas, recule. L’être humain est en perpétuel développement; la formation fait donc partie intégrante de ce que je suis en tant qu’individu”, expose en préambule Jean-Jacques Titon lors de ce rendez-vous matinal des partenaires du Hub Eco, jeudi dernier.

Les ressources humaines, c’est le domaine de prédilection du fondateur du cabinet de conseil éponyme à Sophia Antipolis.

“Quand je serai grand, je serai chef d’entreprise. Mais qui va me former?” La thématique de ce rendez-vous a une résonance particulière dans un contexte à la fois ralenti par la crise sanitaire mais où tout est plus urgent pour ces chefs d’entreprise, managers, entrepreneurs et artisans, parfois bien seuls dans leur fauteuil de dirigeant.


Un chef d’orchestre isolé

Encadrer ses collaborateurs, rester à la pointe de son secteur d’activité, augmenter le chiffre d’affaires, satisfaire les clients, œuvrer à l’épanouissement des salariés, maintenir un équilibre avec sa vie personnelle tout en donnant un sens à sa carrière…

“Il y a une vraie solitude à être dirigeant, souligne le consultant. Même si on a un board avec des actionnaires, on est toujours seul au moment d’appuyer sur le bouton. La formation permet de rencontrer des pairs.” Et ce, dans un cadre donné avec une thématique permettant d’identifier des situations et des éléments factuels.

“Notre identité professionnelle est constituée de trois choses: nos connaissances, nos expériences et notre comportement, résume l’expert. Et la finalité de notre carrière est le développement de la compétence.” 

Pour cela, il est primordial d’identifier en amont un objectif : acquisition d’une nouvelle expertise ou développement d’une capacité. “La formation, c’est d’abord un outil au service d’une vision, d’un sens. Sinon, cela revient à feuilleter un catalogue, interpelle Jean-Jacques Titon. Si je ne comprends pas ce qui sous-tend mon besoin, mon développement ne correspondra pas forcément à la réalité.”


“Pourquoi je veux aller

en formation?”


Ainsi la question nécessaire que tout un chacun doit se poser – dirigeant ou collaborateur – reste “pourquoi est-ce que je veux aller en formation”? S’interroger sur son besoin et son envie, c’est aussi s’interroger sur la pertinence et l’opérationnalité de son identité professionnelle. “De ce que nous sommes en termes de valeur ajoutée”.

Pour orienter ce vaste débat, Jean-Jacques Titon a proposé aux trois tables rondes de structurer leurs réflexions autour de quatre points: comment choisissons-nous nos formations en tant que chefs? Est-ce que je pars souvent en formation? Quelles sont les thématiques que je recherche le plus souvent? Quel est le retour sur investissement quand je reviens dans mon entreprise?

Le fruit de leurs fructueux échanges est restitué en page suivante. La preuve s’il en était besoin que le partage entre pairs permet d’avancer plus rapidement et plus loin.

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