“Un an de difficulté, de lassitude (…) Un an c’est long, on peut avoir le sentiment de quelque chose qui ne s’arrête pas”. C’est en ces termes que Jean Castex a résumé, en partie, cette année de crise sanitaire. 

Alors que la France est suspendue aux décisions du Conseil de défense sanitaire qui se tiendra ce mercredi, Jean Castex était interrogé sur BFMTV, un an après le confinement décidé par l’exécutif, pris par l’urgence de la situation. Un an plus tard, qu’en est-il? 

Pour Jean Castex, “la situation n’est plus la même” que celle qui courrait en mars 2020 mais a toutefois concédé que le gouvernement avait échoué parfois: “on doit faire preuve d’une grande humilité collective”, a-t-il dit. Alors confinera, confinera pas? “Selon le Premier Ministre, un reconfinement doit être envisagé avec beaucoup de précaution”.

Vers un confinement inévitable en Île de france? 

Sans réellement dévoiler la teneur du Conseil de défense sanitaire qui se tiendra ce mercredi, Jean Castex a laissé assez peu de place au doute. L’Île de France va-t-elle être soumise à de nouvelles mesures restrictives comme dans les Alpes-Maritimes et Dunkerque? Tout porte à croire que oui, à en croire le Premier Ministre.

Là, on est dans une situation préoccupante, critique et très clairement, des mesures du type de celles auxquelles nous avons eu recours dans d’autres régions, sont sur la table”, a expliqué le locataire de Matignon. 

Puis d’affirmer: “il me semble que le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne. Les données sont réunies pour un confinement en Île de France. Incontestablement, nous sommes sur un point d’équilibre extrêmement précaire”, a-t-il dit. Le doute n’est donc guère permis sur ce point. Quand à la forme que pourraient prendre ces mesures, rien n’a été dévoilé: le Conseil de Défense devrait permettre à l’exécutif de trancher. 

Jean Castex prêt à se faire vacciner avec AstraZeneca

Autre point saillant de cet entretien, la vaccination, “la porte de sortie de cette crise”, selon lui. Du vaccin AstraZeneca aux livraisons en passant par sa propre vaccination, Jean Castex a balayé large. A propos du vaccin tant tancé ces dernières semaines, il a affirmé que la France suivrait l’avis de l’Agence européenne des médicaments, sur le vaccin développé par Oxford et AstraZeneca. Et pour prouver que les feux sont au vert, il a même affirmé qu’il était prêt à se faire vacciner, qualifiant ce vaccin d’“utile”.

“Jusqu’à présent, je m’étais fixé une ligne de conduite: je me ferai vacciner lorsque mon tour viendra. Compte tenu de ce qu’il se passe, je me suis dit qu’il serait judicieux que je me fasse vacciner très rapidement, dès que toutes les garanties seront apportées, pour montrer qu’on peut y aller en toute sécurité et que c’est la porte de sortie”. Lui qui avait toujours évacué les questions des journalistes sur le sujet, expliquant qu’il ne souhaitait pas de passe-droits en raison de l’absence de comorbidités, semble avoir changé de point de vue. La responsabilité de l’exemplarité a pris le pas sur la retenue. 

Il faut que l’Europe montre les crocs

Toujours sur ce sujet, Jean Castex a évoqué les retards de livraison de certains vaccins en France. Il a qualifié cette situation de “profondément anormale” et estimé qu’il fallait que “l’Europe montre les crocs”. Montrer les crocs jusqu’à aller en justice? “Peut-être” a répondu le Premier Ministre puis de tempérer en expliquant que les laboratoires devaient “respecter les engagements contractuels”. Selon lui, si le vaccin AstraZeneca était à nouveau autorisé en France, l’objectif de 10 millions de personnes vaccinés au 15 avril prochain reste “atteignable”.

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