Certains ont joué aux clients. D’autres étaient dans leur rôle d’assistant de direction, gouvernante, responsable de la musique, chef de rang, etc.

Sur le rooftop de l’hôtel Aston La Scala, le personnel s’est prêté, ce mardi matin, à une répétition générale à la veille du déconfinement massif attendu ce mercredi. Et pour le toit-terrasse de l’établissement de l’avenue Félix-Faure, c’est plein de chez plein. Y compris les jours suivants. Pas question de se rater. “On affiche complet dès l’ouverture, donc ce soft opening a du sens, d’autant que, durant des mois, l’hôtel est resté ouvert, mais pas la restauration. Pour cette dernière, c’est une vraie réouverture”, confie le directeur général, Eric Trolliard.

Check-in en interne

L’intérêt de cette simulation? “Vérifier que tout fonctionne, que les équipes sont présentes, que les uniformes et les badges sont bien portés, que le chef est en place au niveau de ses plats, etc.”

Ce soir, l’Aston attend une foule de clients venus de partout: Nice, France, Grande-Bretagne, Luxembourg, Belgique, Allemagne: “110 convives en soirée et en terrasse pour dîner ou prendre l’apéritif dès 18 heures. Les clients de l’hôtel devront libérer les lieux à 21 heures mais pourront continuer en room service dans les chambres.”

En moins de sept jours, l’hôtel a enregistré près de 1.000 nuitées. Le week-end de l’Ascension s’est traduit par un taux d’occupation de 70% et celui de la Pentecôte s’annonce fort: “On sera plein jusqu’à lundi.”

“Que les clients se disent waouh!”

L’engouement est une réalité. Donc, les 12 employés doivent assurer. Pauline, qui va s’occuper de la musique, est attentive: “On ouvre à 18 heures, rappelle le directeur. Il faudra venir bien avant. Je veux que ce soit festif. On est en post-confinement. Il faut que les clients se disent waouh!”

Calvin, Clément, Christophe, Martin… n’en perdent pas une non plus. “Il y aura des ballons, chaque dame recevra une rose, mais je veux aussi que l’équipe s’éclate”, insiste Eric Trolliard.

Formation tous azimuts

Les bonnes vibrations doivent passer. Et s’il y avait une perte des automatismes après des mois d’inactivité ou quasiment? “Cette répétition est justement destinée à faire retrouver les marques, à se réapproprier l’espace”, insiste-t-il. Du fignolage, car durant les semaines de confinement, les équipes de l’Aston n’ont pas bayé aux corneilles: “On les a mises en formation de grooming (maquillage, rasage, savoir être…), d’élocution, d’hygiène, de Covid, etc.”

Les trois coups peuvent résonner. La troupe est parfaitement rodée pour le lever de rideau.

 

 

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