Les membres d’IAM sont des anciens. Des gardiens du temple que l’on aime invoquer pour mieux tomber sur la couenne des rappeurs d’aujourd’hui, souvent considérés comme superficiels et pas très malins par leurs détracteurs. Qui, bien souvent, se contentent de considérer que tout cela n’est pas vraiment de la musique…

“Chacun amène sa petite touche”

“Nous, on a toujours voulu voir le bon côté des choses. Le rap, ce sera mieux demain! On n’a pas ce côté rétrograde. En revanche, quand certains virages risquent d’être des impasses, je trouve ça important qu’un groupe comme IAM ou des gens comme Kery James prennent la plume”, avance Akhenaton.

En octobre dernier, celui que l’on surnomme Chill s’est retrouvé sur 13’Organisé, projet collectif Made in Marseille porté par Jul, sur lequel frayent des représentants du hip-hop old school et de jeunes loups souvent portés sur l’auto-tune, les histoires de came et l’egotrip.

“Symboliquement, rassembler les gens, avec toutes leurs différences, c’est très beau. Chacun amène sa petite touche. C’est pour ça qu’on a accepté. Après, on est un peu difficiles sur les instrus. On a choisi de poser sur l’un de nos anciens morceaux, mais pas un classique. On a pris l’instru de Marseille la nuit.”

“Au départ, c’est une musique de club”

Porté par Akhenaton, Shurik’n, L’Algérino, SCH, Jul, Le Rat Luciano et Fahar, le morceau nommé Je suis Marseille compile dix millions de vues sur YouTube. On se demande si le fait de voir le rap devenir la nouvelle variété irrite AKH.

“Avec les dizaines de milliers de gens qui pratiquent le rap, de la variété, il y en aura toujours. Mais attends, quand j’écoutais du rap dans les années 1980, les artistes ne disaient rien. C’est une incompréhension de cette culture et de cette musique. Au départ, le rap est une musique de club, de distraction. C’est du disco alternatif. On fantasme souvent sur la fin des années 1980 et le début des années 1990. Avec des groupes comme Public Enemy aux États-Unis, ou nous et d’autres en France, qui ont amené des paroles engagées. Mais le rap, ce n’est pas que ça. Et dans l’œuvre d’IAM, il y a aussi des morceaux très légers. Moi, je suis un enfant de The Mean Machine, Funky Four Plus One, Cold Crush Brothers…”

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