Taxes sur les jeux d’argent à Monaco
Écrit par Vincens André Fournier
Mis à jour le 3 septembre 2026
Monaco fait rêver avec son Casino de Monte-Carlo et sa réputation de paradis fiscal, mais la question des taxes sur les jeux d’argent à Monaco reste souvent mal comprise par les joueurs comme par les curieux.
Entre l’absence d’impôt sur le revenu pour les particuliers, l’interdiction faite aux Monégasques de jouer et la fiscalité qui pèse sur les opérateurs, plusieurs règles distinctes se superposent.
Vous vivez peut-être à Monaco, vous y jouez à l’occasion, ou vous cherchez des informations fiables avant de miser au Casino de Monte-Carlo. Ce guide détaille le principe applicable aux joueurs, la situation des Monégasques et la fiscalité des opérateurs.








As-tu eu un problème avec l’un de ces casinos ? S’il te plaît, fais-le moi savoir.
📝 Important : Certains des casinos en ligne figurant dans le tableau ci-dessus peuvent nous verser une commission en espèces. Néanmoins, toutes les plateformes avec lesquelles nous travaillons sont sûres et fonctionnent régulièrement à Monaco. N’oublie pas de ne jouer aux casinos que si tu as plus de 18 ans et de jouer de manière responsable.
👏 Contributeurs : Cette page a été écrite par Vincens André Fournier, rédacteur et professionnel des jeux de hasard. Avec lui, une petite équipe de rédacteurs, qui collabore avec certains des plus importants journaux nationaux, a travaillé sur cette page. Découvre qui nous sommes et pose-nous tes questions sur les jeux d’argent.
Sommaire
Le principe qui régit les taxes sur les jeux d’argent à Monaco
La Principauté applique un régime fiscal à part, hérité d’une décision ancienne du prince régnant qui continue de structurer toute la fiscalité locale. L’absence d’impôt sur le revenu remonte à une ordonnance du prince Charles III en 1869, et ce principe n’a jamais été remis en cause depuis ce texte, dont l’origine remonte à une Ordonnance du Prince Charles III en 1869.
Ce principe ne touche pas seulement le revenu du travail. Il concerne aussi, en toute logique, les gains issus des jeux d’argent, puisqu’il n’existe à Monaco ni tranche d’imposition ni barème applicable à ce type de somme perçue par un particulier.
Ce que couvre vraiment l’absence d’impôt sur le revenu
Le principe a une portée précise qu’il faut connaître avant de tirer des conclusions hâtives sur la fiscalité monégasque. Cette exonération ne s’applique qu’aux personnes réellement établies dans la Principauté, ce qui exclut les situations de domiciliation fictive seulement aux activités qui sont réalisées et aux personnes qui sont véritablement établies dans la Principauté de Monaco.
La seule exception notable concerne les sociétés. Une entreprise qui réalise plus de 25 % de son chiffre d’affaires hors de Monaco est soumise à l’impôt sur les bénéfices, actuellement fixé à 25 % le taux standard de l’impôt sur les sociétés à Monaco est de 25 % en 2025, applicable aux entreprises générant plus de 25 % de leurs revenus hors de la Principauté.
À l’inverse, une société qui réalise l’essentiel de son activité sur place échappe à cet impôt.
Les Monégasques peuvent-ils jouer au Casino de Monte-Carlo
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, les citoyens de la Principauté n’ont pas accès aux salles de jeux de leur propre pays. Une loi de 1987 interdit formellement aux Monégasques de participer aux jeux dans les maisons de jeux du territoire C’est une loi de 1987 qui le stipule noir sur blanc, une règle qui vaut uniquement sur le sol monégasque.
Cette interdiction n’est d’ailleurs pas une nouveauté du XXe siècle. Elle plonge ses racines dans le règne de Charles III, qui souhaitait protéger ses sujets d’un endettement lié au jeu, à une époque où la fortune des familles restait fragile.
Les contrôles à l’entrée sont réels et systématiques, pas seulement symboliques. La carte d’identité est demandée à l’entrée des jeux européens, et à nouveau lors du versement des gains La carte d’identité est demandée à l’entrée des jeux européens.
Pour les autres jeux, la carte d’identité est demandée lors de la remise des gains qui est refusée aux citoyens monégasques. Un Monégasque qui gagnerait malgré tout ne pourrait donc pas percevoir la somme.
La règle va même plus loin que le simple statut de résident. Le personnel de la Société des Bains de Mer n’a pas non plus le droit de participer aux salons de jeux, même par l’intermédiaire d’un tiers ils n’ont pas le droit de « participer aux salons de jeux, par quelque moyen que ce soit, et même par l’entremise d’un tiers.
Cette précaution vise à écarter tout risque de fraude interne dans les établissements.
Le Casino de Monte-Carlo appartient d’ailleurs à un groupe qui reste très largement public. La Société des Bains de Mer est détenue majoritairement par l’État monégasque et la famille princière La Casino de Monte-Carlo est owned and operated by la Société des Bains de Mer (SBM), a public company in which the government of Monaco and the ruling princely family have a majority interest.
Pour comprendre le cadre légal complet de ces restrictions, mieux vaut consulter la législation des jeux d’argent applicable dans la Principauté.
Un joueur peut aussi s’exclure lui-même, une pratique appelée la consigne volontaire. Un client peut demander à ne plus entrer dans un casino pendant six mois lorsqu’il estime jouer de manière excessive Le client nous indique qu’il perd trop d’argent et qu’il veut s’éloigner des établissements de jeux.
Pendant six mois, il n’a donc plus le droit de rentrer au sein du casino.
Comment sont taxés les gains des joueurs à Monaco

Pour un joueur occasionnel, la réponse tient en une phrase simple : les gains ne subissent aucune imposition sur le revenu au sein de la Principauté.
Ce principe découle directement de l’absence générale d’impôt sur le revenu applicable à toute personne établie sur place.
La TVA suit en revanche une logique alignée sur celle de la France, ce qui distingue Monaco d’un régime totalement autonome. La TVA est perçue sur la même base et au même taux qu’en France Value Added Tax (VAT) is levied on the same basis and at the same rate as in France, y compris pour les services liés aux établissements de jeu.
Un joueur qui gagne une somme au Casino de Monte-Carlo n’a donc pas à en déclarer le montant, tant que cette pratique reste occasionnelle et sans but de profit régulier.
C’est le même principe que celui retenu par l’administration fiscale française pour les jeux de pur hasard.
Le cas des joueurs professionnels au poker, aux courses de chevaux et au bridge
Le régime change dès lors que le jeu devient une activité régulière et organisée plutôt qu’un loisir occasionnel. Cette règle vise spécifiquement le poker, les courses de chevaux et le bridge, des jeux où l’habileté du joueur pèse davantage que le seul hasard Les gains au casino sont imposables dès lors que l’argent gagné au jeu est considéré comme un revenu professionnel.
Cette règle s’applique spécifiquement au poker, aux courses de chevaux et au bridge. La frontière entre amateur et professionnel reste toutefois difficile à tracer dans la pratique.
Un joueur occasionnel qui multiplie les sessions au poker en ligne peut voir sa situation requalifiée si l’administration fiscale estime que le jeu constitue une source de revenu régulière.
Résidents français à Monaco et la convention fiscale de 1963
Les Français installés à Monaco ne bénéficient pas automatiquement de l’avantage fiscal monégasque, contrairement à une idée reçue tenace. Une convention bilatérale signée en 1963 impose aux ressortissants français vivant à Monaco de rester soumis à l’impôt français la règle est assez simple : la taxation est la même que celle fixée par la réglementation française, sauf exceptions liées à une résidence antérieure à 1962.
Cette convention a un objectif précis, différent de celui d’une convention classique de non double imposition. Le but est d’éviter la non-imposition, et non la double imposition L’objectif est donc d’éviter la non imposition française, et non pas la double imposition, ce qui explique pourquoi ce cas reste rare parmi les accords internationaux.
Pour un gain de jeu ponctuel, cette convention ne change rien puisque le principe d’exonération des jeux de hasard existe aussi en France.
La situation se complique en revanche si le joueur devient professionnel, ou si les gains sont ensuite investis et génèrent un revenu imposable en France.
La fiscalité des casinos et des opérateurs monégasques
Si le joueur particulier échappe à l’impôt, les établissements qui exploitent les jeux ne sont pas logés à la même enseigne.
Le savoir-faire de la Société des Bains de Mer dans la gestion des salles de jeux remonte à plus de cent cinquante ans, mais son statut fiscal reste celui d’une entreprise soumise au droit commun monégasque.
Le Casino de Monte-Carlo, ouvert dans les années 1860, a rapidement dépassé le simple rôle de lieu de divertissement pour devenir un pilier économique de la Principauté. L’État monégasque impose ces sociétés dès qu’elles réalisent plus d’un quart de leur chiffre d’affaires hors de la Principauté, un critère identique à celui de n’importe quelle entreprise du secteur.
Chaque établissement doit par ailleurs obtenir une autorisation d’exploitation délivrée par l’État avant d’ouvrir ses salles au public. Ce numéro de licence garantit un contrôle strict du nombre d’opérateurs autorisés, ce qui préserve un certain équilibre concurrentiel sur un territoire très restreint.
La TVA, elle, s’applique aux opérations commerciales des casinos comme à celles de n’importe quel autre secteur économique. C’est d’ailleurs cette taxe qui constitue la première ressource budgétaire de l’État, bien avant les recettes directement liées aux jeux eux-mêmes.
Ce que la France taxe en plus sur les jeux d’argent
Comparer Monaco à son voisin français permet de mieux comprendre pourquoi la Principauté attire autant de joueurs internationaux. En France, le système fiscal applicable aux jeux d’argent est nettement plus complexe et repose sur une multitude de prélèvements différents.
Le point de départ reste identique dans les deux pays : un gain de jeu occasionnel n’est jamais un revenu imposable au sens classique.
La différence se joue sur les prélèvements sociaux qui s’ajoutent à ce principe, absents à Monaco mais bien réels en France.
Un prélèvement social de 13,7 % s’applique automatiquement sur les gains de casino supérieurs à 1 500 euros aux jeux de table et aux machines à sous un prélèvement social de 13,7 % est automatiquement retenu par le casino sur les gains supérieurs à 1 500 € obtenus aux jeux de table et aux machines à sous, ce taux regroupant la CSG, la CRDS et un prélèvement de solidarité.
Concrètement, ce mécanisme ne touche que la partie du gain qui dépasse le seuil fixé par la loi. Un gain de 5 000 euros au-dessus de ce montant entraîne un prélèvement d’environ 685 euros un gain de 5 000 € au-dessus du seuil de 1 500 € entraîne un prélèvement de l’ordre de 685 €, une somme retenue directement par le casino avant remise des gains.
Au-delà des joueurs, l’administration fiscale française recense un nombre impressionnant de dispositifs qui pèsent sur le secteur dans son ensemble. Le Conseil des prélèvements obligatoires a recensé 33 impôts différents perçus sur les jeux d’argent et de hasard le CPO a recensé 33 impôts perçus sur les jeux d’argent et de hasard, affectés à l’État, à la Sécurité sociale, aux communes, ainsi qu’aux sociétés de courses hippiques et à divers établissements publics, répartis entre l’État, la Sécurité sociale et les communes.
Ce chiffre donne une idée de la place qu’occupe cette fiscalité dans le budget public français. Ces prélèvements ont représenté 45 % des mises touchées nettes des gains versés aux joueurs en 2022 En 2022, elle a représenté 45 % des mises touchées par les opérateurs, nettes des gains versés aux joueurs (le produit brut des jeux), un niveau bien supérieur à celui observé à Monaco.
Paris sportifs, poker en ligne et jeux de hasard en France
La base de calcul de toute cette fiscalité française repose sur une notion technique appelée le produit brut des jeux, abrégé PBJ. Le PBJ correspond à la différence entre les mises des joueurs et les gains reversés par les opérateurs Le “chiffre d’affaires” des jeux d’argent correspond au Produit Brut des Jeux (PBJ), c’est à dire la différence entre les mises des joueurs et les gains reversés aux gagnants par les opérateurs, et ce montant a atteint un niveau record récemment.
Ce produit brut des jeux a atteint 13,4 milliards d’euros en 2023 pour l’ensemble des opérateurs français Il a atteint 13,4 milliards d’€ en 2023, tous secteurs confondus, des loteries de la FDJ aux paris sportifs en passant par le poker en ligne.
Ces recettes ne vont pas uniquement dans les caisses de l’État. Le secteur a versé 4,5 milliards d’euros au budget de l’État, 420 millions aux communes et 900 millions à la Sécurité sociale participent au budget de l’État (4,5 Milliards), et des communes et collectivités locales (420 Millions).
Ils participent aussi au budget de la Sécurité sociale (900 Millions de prélèvements sociaux).
Une réforme est d’ailleurs en discussion pour clarifier ce système jugé trop complexe par beaucoup d’observateurs. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit une simplification des assiettes et des taux applicables Le PLFSS 2025 envisage une simplification du système et une refonte des assiettes et des taux applicables, une évolution à suivre pour tout parieur régulier.
Comment la Belgique, l’Irlande et les États-Unis taxent les jeux d’argent

Monaco n’est pas la seule juridiction où le joueur particulier échappe à l’impôt sur ses gains. Plusieurs pays européens partagent une philosophie assez proche, même si les modalités pratiques varient sensiblement d’un système à l’autre.
Six pays voisins de la France exonèrent d’impôt sur le revenu les gains de jeux, dont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Irlande, l’Italie et le Royaume-Uni six d’entre eux (Allemagne, Autriche, Belgique, Irlande, Italie, Royaume-Uni) exonèrent d’impôt sur le revenu les gains de jeux, un point commun qui distingue nettement ce groupe de l’approche française plus fragmentée.
En Belgique, la logique ressemble beaucoup à celle appliquée à Monaco, avec un déplacement de la charge fiscale vers l’opérateur plutôt que vers le joueur. Le SPF Finances rappelle dans son mémento fiscal que les gains aux jeux et loteries ne figurent pas parmi les bénéfices imposables Le SPF Finances rappelle dans son mémento fiscal que les gains aux jeux et loteries ne sont pas repris dans les bénéfices et profits occasionnels imposables, ce qui protège le particulier de toute déclaration.
Ce sont donc les casinos et les sites en ligne belges qui portent l’essentiel de la charge fiscale du secteur. Les opérateurs belges sont taxés sur le produit brut des jeux, ce qui explique pourquoi les gains versés aux joueurs restent nets d’impôt Si les joueurs ne sont pas taxés, ce n’est pas le cas des opérateurs.
En Belgique, les casinos, sites de jeux en ligne et autres organisateurs sont soumis à une fiscalité importante, notamment sur le produit brut des jeux (GGR).
Il existe toutefois une limite claire à cette exonération côté belge, liée au choix de la plateforme utilisée par le joueur. Les gains obtenus sur un site non agréé sont considérés comme des revenus divers et imposés à un taux de 33 % si le joueur utilise un site non autorisé (c’est-à-dire non reconnu par la CJH), les gains issus de ces plateformes sont considérés comme des revenus divers.
Dans ce cas, ils doivent être déclarés et sont imposés à un taux de 33 %, ce qui rend le choix de l’opérateur déterminant. Le modèle américain fonctionne à l’inverse de tout ce que l’on vient de décrire pour l’Europe continentale.
Aux États-Unis, les gains de jeux d’argent constituent en principe un revenu imposable pour le joueur, ce qui illustre à quel point les approches nationales divergent sur un même sujet.
| Juridiction | Taxation du joueur | Taxation de l’opérateur |
|---|---|---|
| Monaco | Aucun impôt sur le revenu, gains non déclarés | Impôt sur les bénéfices à 25 % si plus de 25 % du chiffre d’affaires est réalisé hors du territoire |
| France | Exonéré, mais prélèvement social de 13,7 % au-delà de 1 500 euros | Multiples taxes affectées à l’État, à la Sécurité sociale et aux communes |
| Belgique | Exonéré sur les sites agréés, 33 % sur les sites non agréés | Taxation sur le produit brut des jeux |
| Irlande | Exonéré d’impôt sur le revenu | Régime de licence spécifique aux opérateurs |
Pourquoi l’État taxe les jeux d’argent et de hasard
La fiscalité des jeux d’argent ne répond pas à une simple logique budgétaire, même si les recettes générées restent substantielles pour les finances publiques. Cette fiscalité spécifique poursuit deux objectifs distincts : capter la rente de monopole des opérateurs et limiter les effets négatifs liés au jeu excessif Cette fiscalité spécifique poursuit deux objectifs : capter la rente de monopole ou d’oligopole des opérateurs de jeux d’une part, et pénaliser les effets négatifs de ces jeux, tels que le jeu addictif et la criminalité organisée d’autre part.
Le problème de l’addiction reste au cœur de cette réflexion, y compris dans les débats publics en France. On estime à 600 000 le nombre de personnes engagées dans une pratique de jeu problématique, dont 200 000 répondent aux critères de l’addiction on estime à 600 000 les personnes engagées dans une pratique “problématique”. 200 000 parmi eux répondent aux critères définissant l’addiction au jeu.
Ces chiffres expliquent pourquoi la fiscalité ne vise pas seulement à remplir les caisses de l’État, mais aussi à modérer une pratique qui peut dégénérer.
Une taxation plus lourde sur certains produits, comme les machines à sous, sert directement cet objectif de santé publique. À Monaco, cette dimension prend une forme différente puisque les Monégasques eux-mêmes n’ont pas accès aux salles de jeux locales.
L’interdiction historique remplit donc en partie le même rôle que la fiscalité comportementale observée ailleurs, sans passer par un mécanisme d’imposition.
Avantages et limites de la fiscalité monégasque sur les jeux d’argent
Le régime monégasque présente un profil singulier qu’il vaut mieux connaître avant de comparer les juridictions entre elles. Il combine une fiscalité personnelle très légère avec un cadre réglementaire strict qui limite fortement le nombre d’établissements autorisés.
- Aucun impôt sur le revenu ne s’applique aux gains des joueurs occasionnels établis à Monaco
- La TVA reste alignée sur le taux français, ce qui évite toute distorsion pour les entreprises du secteur
- Le nombre d’établissements de jeux reste volontairement limité, ce qui préserve l’image haut de gamme du secteur
- Les résidents français continuent de dépendre de la fiscalité française, ce qui limite l’avantage réel pour cette catégorie de joueurs
- Les Monégasques restent exclus des salles de jeux de leur propre pays, une restriction unique en Europe
Questions fréquentes sur les taxes et les jeux d’argent à Monaco
Voici quelques réponses courtes aux questions que se posent le plus souvent les joueurs sur ce sujet précis. Inutile de décrocher le téléphone pour un cabinet fiscal, la réponse tient en général en une ligne.
Faut-il déclarer ses gains du Casino de Monte-Carlo aux impôts ?
Non, pas pour un joueur occasionnel établi à Monaco. L’absence d’impôt sur le revenu couvre les gains de jeux de hasard, au même titre que n’importe quel autre revenu personnel.
Les Monégasques ont-ils le droit de jouer dans un casino français ?
Oui, l’interdiction ne vaut que sur le territoire monégasque. Un Monégasque peut donc jouer librement dans un casino situé en France ou dans un autre pays.
La TVA s’applique-t-elle aux jeux d’argent à Monaco ?
Oui, au même taux et sur la même base qu’en France. Cette règle découle directement de l’union douanière et fiscale qui lie les deux États depuis plusieurs décennies.
Un résident français à Monaco paie-t-il des impôts sur ses gains de jeu ?
Cela dépend de son statut au regard de la convention de 1963. Un joueur amateur reste exonéré, mais un joueur professionnel peut être rattaché au régime fiscal français.
Ce qu’il faut retenir sur la fiscalité des jeux à Monaco
La Principauté conserve un régime fiscal favorable au joueur particulier, hérité d’une décision vieille de plus de cent cinquante ans. L’absence d’impôt sur le revenu profite à tout joueur occasionnel, à condition d’être réellement établi sur le territoire, ce qui exclut d’office les résidents fiscaux d’un autre État.
Les opérateurs, eux, restent soumis à une fiscalité classique dès qu’ils dépassent un certain seuil d’activité hors de la Principauté.
La comparaison avec la France, la Belgique et l’Irlande montre que Monaco n’est pas un cas isolé, mais une variante particulièrement avantageuse d’un principe partagé par plusieurs pays européens.